Sailless Submarines

(2014...)

Mise à jour 13 juin 2026

Un Premier protoype en 2018

  • Projet : Lancé en 2018
  • Prévu : ?
  • Réalisés :
  • En service : ?
  • Propulsion : Electrique / LI
  • Hélice : 7 pales
  • Longueur : 38-43 m
  • Maître-bau : 4,8 m
  • Déplacement S/P : 380 / 450 t
  • Profondeur : 300 – 450 m
  • Vitesse surface : ?
  • Vitesse plongée : 20 nds
  • Equipage : Aucun mais commandos
  • Armement : Torpilles, mines, UUV
  • Autonomie : 1000 – 3000 mn

On avait pu observer le lancement d’un sous-marin chinois unique en 2018 au chantier naval chinois de Jiangnan Shipbuilding Group. Ce sous-marin n’avait pas été. Il y a avait très peu de détails sur ce sous-marin et tout le monde extrapolait dessus.

Capture vidéo prise en mars 2019 du haut d'un pont
Sailless Submarine et autres mystères
Photo satellite prise en 2019 (Source Hi Sutton)

Une version officielle en 2024

En 2024, à la surprise générale, 6 années plus tard, on trouve une maquette de ce même bateau sur le Zhuhai Air Show 2024 de ce sous-marin qui finalement, même s’il est autonome, a la capacié de transporter des nageurs de combat. C’est donc un bâtiment sec.

A noter qu’il ne possède pas de nom. Il est juste noté « Small Special Opérations Unmanned Submarine » by CSSC

Ce sous-marin autonome est proposé en 3 versions :

  • La version A est équipée de torpilles
  • La version B peut emmener de 6 à 8 nageurs de combat avec leur matériel
  • La version B emporte des torpilles, des mines et des UUV (version de la maquette exposée au salon)
Sailless Submarine et autres mystères
Maquette exposée au Zhuhai Air Show 2024
Sailless Submarine et autres mystères
Maquette exposée au Zhuhai Air Show 2024

Un nouveau modèle XXL en juin 2026

  • Projet : Lancé en 2026
  • Prévu : ?
  • Réalisés :
  • En service : ?
  • Propulsion : ?
  • Hélice : Turbojet
  • Longueur : 120 m
  • Maître-bau : 10-11 m
  • Déplacement S/P : ?
  • Profondeur : ?
  • Vitesse surface : ?
  • Vitesse plongée : ?
  • Equipage : ?
  • Armement : ?
  • Autonomie : ?
Image satellite du sous-marin « sans coque » construit par le chantier naval JN à Shanghai, le 1er juin 2026. Image satellite © 2026 Vantor

Début juin 2026, des images satellites ont révélé l’apparition d’un nouveau sous-marin au chantier naval Jiangnan (JN) de Shanghai, un bâtiment dont la conception inhabituelle intrigue toute la communauté.

Long d’environ 120 mètres pour une largeur estimée entre 10 et 11 mètres, ce nouveau sous-marin se distingue avant tout par son architecture innovante. Contrairement aux modèles traditionnels, il semble dépourvu de voile ou de kiosque apparent, lui conférant une silhouette particulièrement épurée. Sa coque profilée et sa poupe équipée de gouvernails en forme de X témoignent d’une recherche poussée en matière d’hydrodynamisme, de discrétion acoustique et de manœuvrabilité.

Le chantier naval Jiangnan est principalement connu pour la construction de grands navires de surface, mais il a également participé à plusieurs programmes sous-marins expérimentaux. En 2018, il avait déjà lancé un démonstrateur technologique de plus petite taille, également caractérisé par l’absence de voile traditionnelle (voir plus haut). Cette expérience semble aujourd’hui trouver une application à plus grande échelle. Les missions exactes du nouveau bâtiment demeurent toutefois inconnues. Plusieurs hypothèses sont avancées. La plus probable est celle d’un sous-marin nucléaire d’attaque de nouvelle génération, potentiellement lié au programme Type 095. Ce programme est considéré comme l’une des priorités de la marine chinoise pour renforcer ses capacités de projection et de lutte sous-marine.

D’autres analystes évoquent la possibilité d’une propulsion hybride reposant sur un petit réacteur nucléaire utilisé comme système de propulsion anaérobie avancé. La Chine développe en effet depuis plusieurs années des technologies visant à offrir aux sous-marins conventionnels une autonomie proche de celle des bâtiments nucléaires tout en conservant une signature acoustique réduite. L’hypothèse d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins semble en revanche moins crédible. Les dimensions observées paraissent insuffisantes pour embarquer un nombre important de missiles balistiques de dernière génération, notamment les JL-3 qui équipent les forces stratégiques chinoises.

Le mystère s’est encore épaissi avec l’apparition quasi simultanée d’informations faisant état du lancement d’un autre sous-marin dans le chantier naval de Huludao, spécialisé dans la construction des sous-marins nucléaires chinois. Si cette information se confirme, elle pourrait indiquer que Pékin développe simultanément plusieurs nouvelles classes de sous-marins ou qu’il a déjà entamé une production répartie entre différents sites industriels.

Faute de communication officielle, les analystes doivent se contenter d’observations satellitaires et d’indices indirects pour tenter de comprendre les ambitions chinoises dans le domaine sous-marin. Cette opacité constitue d’ailleurs l’une des caractéristiques du programme naval chinois, qui ne communique généralement ni sur les commandes ni sur les lancements de ses nouveaux bâtiments.

Chantier naval JN à Shanghai, le 1er juin 2026. Image satellite © 2026 Vantor
Chantier naval JN à Shanghai, le 1er juin 2026. Image satellite © 2026 Vantor
Image satellite CSSC Bohai Shipyard (Huludao) prise le 29 mai 2026 (lancement possible de ce nouveau sous-marin ou d'un 2ème Type 095)
Modélisation 3D (DaBao CG)
Illustration d'artiste

Des précédents dans plusieurs marines

Le premier projet relatif à un sous-marin sans voile est soviétique. Il nait dans les esprits des ingénieurs en 1954 dans le but d’en faire un intercepteur à grande vitesse. C’est le Projet 673. Il fut abandonné en 1965.

Les Etats-Unis ont également (et tentent toujours) de concevoir un sous-marin possédant une voile réduite. Le premier fut le Projet Conform en 1968. Abandonné au profit de la Classe Los Angeles.

Plus récemment, les Américains ont testé des maquettes avec des voiles réduites (programme LSVR (Large Scale Vehicle Range) naviguant sur le lac Pend Oreille, dans l’Idaho).

Les Italiens ont également fait l’ébauche de tels sous-marins. En témoigne ce Maritalia dérivé du GST-100

Un autre italien, Javier Silvano Arzola, avait imaginé en 1999 un sous-marin sans massif possédant une coque pressurisée avant (11), une coque pressurisée arrière (12) et une troisième coque pressurisée (15) pouvant être raccordée aux coques pressurisées avant et arrière (11, 12). Le sous-marin est équipé d’un ensemble de tubes (16) adaptés au lancement de missiles, ces tubes (16) étant disposés entre les coques pressurisées avant et arrière (11, 12), généralement autour ou à proximité du centre de poussée du sous-marin.

Enfin, en 2018, il y a bien sûr le concept de Naval Group, le SMX 31.

Tous les autres projets sans voiles sont à rapprocher des sous-marins sans équipage (UUV, XUUV, XLUUV).

Projet 673
Projet 673 (USSR)
Projet Conform (USA)
Maritalia 3GST9
Projet Maritalia (Italie)
Sous-marin Arzola
Projet de Javier Silvano Arzola (Italie)
LSVR
Programme LSVR (USA)
SMX 31E
SMX31 (France)
Ecoulements en fonction du massif
Retour Chine
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