Classe Aukus (ex Projet SSN-R)

(2040 ? - )

Mise à jour 15 février 2026

  • Période service : 2040 ? –
  • Prévu : 8 (GB) + 8 (Aus)
  • Réalisés : 0
  • En service : 0
  • Perdu : 0
  • Propulsion : Nucléaire
  • Hélice : ?
  • Longueur : 125 m
  • Maître-bau : ?
  • Déplacement S/P : ? / 8.000 t
  • Profondeur : ?
  • Vitesse surface : ?
  • Vitesse plongée : ?
  • Equipage : ?
  • Armement : Torpilles, missiles (AN, C)

Si le successeur de la Classe Astute n’est pas encore sur les rails, il occupe déjà les ingénieurs britanniques sur les planches à dessins (ou plutôt sur les ordinateurs). Le projet est entré en phase de concept en 2018 sous le nom de programme MUFC (Maritime Underwater Future Capability), lui-même issu du programme Future Attack SubMarine du début des années 2000 (FASM).

Le principal problème que vont rencontrer nos voisins d’outre-manche, s’ils ne se mettent pas immédiatement à la tâche, c’est de perdre leur expérience en matière de conception. Ce problème est récurrent et a été préjudiciable entre les Classes Vanguard et Astute.

Mais entre le concept et les études, il y a un pas que les politiciens anglais n’ont pas hésité à franchir en retardant encore de deux ans la poursuite des travaux.

La Classe Astute devait être finalisée en 2024. Elle le sera peut-être en 2026. La construction de la future Classe SSBN Dreadnought devrait donc également prendre du retard, car les ateliers ne sont pas extensibles. Il faudrait donc logiquement attendre 2040 avec optimisme pour voir pointer le bout du nez du successeur de l’Astute (SSN-R / Submersible Ship Nuclear, Replacement).

En attendant, il est logique de réfléchir à ce que pourrait ressembler ce nouveau sous-marin.Pour ce faire, il est important de prendre en considération plusieurs facteurs. Le premier est le renouveau de la flotte russe. Le second est l’émergence de petits sous-marins autonomes pour surveiller les zones côtières et le troisième l’augmentation significative de nouvelles forces sous-marines, principalement en Asie du Sud Est.

Ces réflexions semblent amener les stratèges britanniques à développer un sous-marin polyvalent et capable de naviguer principalement dans les eaux bleues (pour laisser les eaux vertes ou brunes aux futurs sous-marins autonomes). Ils pourront ainsi reprendre les principales caractéristiques de la future Classe Dreadnought, à l’exception de son armement stratégique. Cette convergence aurait pour avantage de faciliter la construction et la maintenance des équipements.

On peut également parier (si on se réfère aux premières représentations de BAE System) à une coque simple, un grand massif pour les mâts non-pénétrants, des gouvernails en forme de X et un propulseur Pump-Jet.

Sa taille devrait être logiquement plus faible que pour le Dreadnought, mais supérieure à celle de l’Astute. En effet, la complexité des systèmes exige à chaque fois un peu plus d’espace et il faudra certainement compter sur la présence d’un hangar afin d’y loger quelques UUV de grande taille.

La nouvelle alliance avec l’Australie et les Etats Unis et naissance de la Classe Aukus

L’abondon de la Classe Attack (projet français mis en place avec Naval Group) par la perfide Australie de l’époque a fait naitre le Projet AUKUS. L’idée est donc de développer un sous-marin commun entre le Royaume Uni et l’Australie. Le tout est validé en mars 2023. Les premières unités, construites en Angleterre iront compléter la marine du Roi Charles III nouvellement promus aux environs de fin 2030 et les suivantes seront construites en Australie au Chantier Naval d’Osborne à partir de 2040. En attendant, l’Autralie va acquerrir trois (voir cinq) Virginia afin de combler le trou et se familiariser avec la propulsion nucléaire.

La Classe Aukus incorporera la technologie américaine telle que les systèmes et composants de l’usine de propulsion, un système de lancement vertical commun et des armes, et aura un degré élevé de points communs avec la Classe Virginia, y compris partageant des éléments de l’usine de propulsion, le système de combat et les armes, améliorant l’interopérabilité et la transition de l’Australie vers cette nouvelle Classe de sous-marins. 

Le département américain de la Guerre a annoncé le 8 décembre 2025 que de hauts responsables américains et australiens ont conclu les 40èmes consultations annuelles AUSMIN à Washington, confirmant ainsi que le programme de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de nouvelle génération AUKUS est toujours en bonne voie. 

Premières représentations du SSN-R
Classe Aukus
Illustration BAE Systems
Classe Aukus
Présentation de la solution Aukus en mars 2023
Classe Aukus
Illustration BAE Systems
Illustration BAE Systems

Un plan de développement en 3 étapes

Dès 2027 :

Les sous-marins de classe Virginia de l’US Navy et de classe Astute de la Royal Navy intensifieront leurs déploiements par rotation en Australie-Occidentale dans le cadre de l’initiative Submarine Rotational Force-West. Cette mesure vise à accélérer la certification des équipages australiens, la préparation réglementaire et la modernisation des infrastructures portuaires nécessaires à l’exploitation des navires à propulsion nucléaire.

Au début des années 2030 :

L’Australie devrait acquérir au moins trois sous-marins d’attaque nucléaires américains de classe Virginia, avec une option pour deux unités supplémentaires, sous réserve des capacités industrielles américaines et de l’autorisation du Congrès. Ces sous-marins assureront une capacité opérationnelle transitoire pendant que l’Australie met en place ses propres chaînes de production à Osborne.

2030 – 2040 :

La construction du premier SSN-AUKUS construit au Royaume-Uni devrait débuter à la fin des années 2020, son entrée en service dans la Royal Navy étant prévue pour la fin des années 2030. En Australie, l’assemblage du premier sous-marin SSN-AUKUS de construction nationale devrait commencer au début des années 2030 à Osborne, sa livraison à la Marine royale australienne étant prévue pour le début des années 2040.

La planification de défense actuelle indique que l’Australie entend se doter d’une flotte d’environ huit sous-marins d’attaque nucléaires. Au moins cinq de ces bâtiments devraient être construits localement, au chantier naval d’Osborne, constituant ainsi l’épine dorsale de la dissuasion sous-marine australienne. Les sous-marins de la classe Collins bénéficieront d’une prolongation de leur durée de vie afin de maintenir leur disponibilité opérationnelle jusqu’aux années 2030, assurant la transition jusqu’à l’arrivée des sous-marins de la classe Virginia et, ultérieurement, des sous-marins nucléaires d’attaque (SSN) de type AUKUS construits en Australie.

Source : Army Recognition

Classe Aukus
Maquette Aukus présentée par BAE Systems au DSEI 2023
Type Aukus
Maquette Aukus présentée au 1er ministre britannique
Classe Aukus
Maquette Aukus présentée au Salon Indo Pacific 2022 (capture video Naval News)
Classe Aukus
Maquette Aukus présentée par le secrétariat à la défense Britannique John Healey à Richard Marles (1er ministre Australien)
Maquette SSN-AUKUS exposées sur le stand de BAE Systems lors d'INDOPAC 25
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